Dans le cadre de la loi de finances 2026, Israël met en place une nouvelle mesure fiscale exceptionnelle visant à encourager l’Alyah et le retour des résidents à l’étranger.

Cette réforme introduit une nouveauté majeure :
une exonération d’impôt sur certains revenus générés en Israël, et non plus uniquement sur les revenus étrangers.


Une évolution importante du régime fiscal des nouveaux résidents

Jusqu’à présent, les nouveaux immigrants (Olim Hadashim) et les résidents de retour bénéficiaient d’une exonération d’impôt pendant 10 ans… mais uniquement sur les revenus provenant de l’étranger.

 La nouveauté de cette réforme :
Il est désormais possible, sous certaines conditions, de bénéficier d’un allègement fiscal également sur des revenus issus d’une activité exercée en Israël.


Les plafonds d’exonération prévus

Le dispositif s’applique aux personnes devenues résidentes fiscales israéliennes entre novembre 2025 et fin 2026.

L’exonération est limitée par des plafonds annuels :

  • 2026 : exonération jusqu’à 600 000 ₪ (au prorata de la période de résidence)
  • 2027 – 2028 : exonération jusqu’à 1 000 000 ₪ par an
  • 2029 : exonération jusqu’à 350 000 ₪
  • 2030 : exonération jusqu’à 150 000 ₪
  • À partir de 2031 : fin du dispositif

Dans certains cas simplifiés, on peut retenir une logique claire :

  • une première année avec un seuil plus bas
  • puis une montée en puissance pouvant atteindre jusqu’à 1 million de shekels exonérés

Quels types de revenus sont concernés ?

La réforme cible principalement :

les revenus issus d’une activité personnelle (travail, prestation, activité indépendante)

Elle vise donc à encourager :

  • les freelances
  • les entrepreneurs
  • les dirigeants actifs

 En revanche, les revenus passifs (investissements, etc.) sont exclus du dispositif.


Un levier puissant d’optimisation fiscale

Cette mesure ouvre des opportunités importantes :

  • Possibilité de générer des revenus en Israël avec une fiscalité réduite
  • Optimisation des premières années d’activité
  • Structuration plus efficace de son installation professionnelle

C’est un outil particulièrement intéressant pour :

  • les nouveaux entrepreneurs
  • les indépendants qui s’installent en Israël
  • les profils à forte valeur ajoutée

Attention aux conditions et limites

Le dispositif reste encadré et nécessite une analyse précise.

Par exemple :

  • Des plafonds spécifiques s’appliquent en cas de revenus provenant de proches
  • Certaines structures (comme des sociétés transparentes type LLC) peuvent être exclues
  • Des conditions de résidence doivent être respectées
  • L’avantage peut être perdu en cas de départ anticipé

L’objectif est d’éviter les abus et les montages artificiels.


Une réforme stratégique pour s’installer en Israël

Cette réforme montre clairement la volonté de l’État israélien :

– Attirer des talents
– Encourager l’activité économique locale
– Favoriser l’installation durable des nouveaux résidents

Elle peut, dans certains cas, permettre une quasi-exonération totale des revenus pendant plusieurs années.

Conclusion

La réforme fiscale 2026 constitue une opportunité unique pour les nouveaux résidents en Israël.

 Avec une exonération pouvant aller jusqu’à 1 million de shekels par an, elle permet de démarrer une activité dans des conditions fiscales particulièrement avantageuses.

Cependant, sa mise en place nécessite :

  • une bonne compréhension des règles
  • une structuration adaptée
  • un accompagnement professionnel

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Le cabinet Nahman Msika CPA accompagne les entrepreneurs francophones en Israël dans :

  • l’analyse de leur situation
  • l’optimisation fiscale
  • le choix de la structure adaptée
  • la mise en place concrète de ces dispositifs

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