
De nombreuses responsables de michpahton en Israël travaillent sous le statut d’ossek patour et cherchent naturellement à augmenter leurs revenus.
Mais avant de prendre un enfant supplémentaire, il est important de faire les calculs.
En 2026, le plafond de l’ossek patour est d’environ 122 000 ₪ de chiffre d’affaires annuel.
Tant que vous restez sous ce plafond, vous ne facturez pas la TVA et vous bénéficiez d’un régime relativement simple.
Le problème apparaît lorsque vous le dépassez.
Vous devrez alors généralement passer au statut d’ossek mourché.
Pour beaucoup de responsables de michpahton, cela peut avoir plusieurs conséquences :
- Vous devrez facturer la TVA.
- Les parents ne seront pas forcément prêts à payer 18 % plus cher.
- Dans de nombreux cas, la TVA est absorbée par la responsable du michpahton, ce qui réduit sa rentabilité.
Il faut également prendre en compte le Mass Hah’nassa.
Lorsque vous dépassez le plafond de l’ossek patour, le mode de calcul change et vous devrez déclarer vos dépenses réelles.
Or, dans de nombreux michpahton, les dépenses réelles sont souvent inférieures aux dépenses forfaitaires prises en compte auparavant.
Il est également important de rappeler qu’en tant qu’essek sahir, certaines responsables de michpahton peuvent bénéficier d’un mécanisme de dépenses forfaitaires.
Dans de nombreux cas, l’administration fiscale autorise la prise en compte de dépenses forfaitaires représentant jusqu’à 30 % du chiffre d’affaires, sans avoir à justifier chaque dépense individuellement.
Lorsque l’activité passe sous un régime nécessitant la déclaration des dépenses réelles, cette situation peut changer.
Si les dépenses réellement engagées sont inférieures au montant des dépenses forfaitaires dont vous bénéficiez auparavant, le bénéfice imposable peut alors augmenter, même si votre activité n’a pas beaucoup évolué.
C’est un élément souvent oublié lors du calcul de rentabilité d’un passage de l’ossek patour à l’ossek mourché.
Le Bitouah Leoumi étant calculé en fonction des bénéfices, les cotisations peuvent également augmenter.
Résultat : le bénéfice imposable peut augmenter et les charges sociales également.
C’est pourquoi il arrive qu’un passage de 5 à 6 enfants fasse augmenter le chiffre d’affaires, mais pas forcément le revenu net.
Dans certaines situations, l’enfant supplémentaire rapporte finalement beaucoup moins que ce que l’on imagine.
Avant de prendre la décision de développer votre activité ou de dépasser le plafond de l’ossek patour, il est fortement recommandé d’effectuer une simulation avec votre expert-comptable.
L’objectif est de répondre à une question simple :
À partir de combien d’enfants le passage à l’ossek mourché devient-il réellement rentable ?
Chaque situation étant différente, seul un calcul personnalisé permet de prendre la bonne décision.
📞 Nahman Msika – Expert-comptable en Israël
📞 058-420-0362